Louis-Michel Van Loo
Carle Van Loo avec sa famille



Réflectographie, résolution de 850 millions de pixels : des images à la précision inégalée révèlent le dessin préparatoire jusque dans les détails de la bouche des personnages.

Expertise de référence · Réflectographie infrarouge ultra haute définition
L’analyse scientifique
Lumière visibleRéflectographiePeinture (Femmes, lune, étoiles), 1949
Lumière visibleInfrarouge 1700 nmAprès cinq années de recherche menées en collaboration avec une équipe d’ingénieurs, j’ai développé un système d’imagerie infrarouge à ultra-haute résolution, spécialement conçu pour l’étude des tableaux, avec des capacités d’imagerie particulièrement avancées par rapport aux solutions actuellement disponibles.
Cette démarche d’innovation, nourrie par mon expérience de restauratrice, permet d’obtenir un niveau de détail et de précision rarement atteint dans l’analyse des œuvres picturales.
Mon matériel explore l’infrarouge jusqu’à 1700 nanomètres, un spectre essentiel pour révéler ce qui se cache sous la surface des peintures. Sa résolution exceptionnelle, pouvant atteindre 950 millions de pixels, permet d’observer l’œuvre à la fois dans sa globalité et dans ses moindres détails, avec un niveau de précision rarement accessible.
Le métier de restauratrice constitue un atout majeur pour interpréter des images issues d’un matériel de très haute précision, dont la lecture reste complexe sans une expérience directe des couches picturales et des matériaux.
Carle Van Loo avec sa famille



Réflectographie, résolution de 850 millions de pixels : des images à la précision inégalée révèlent le dessin préparatoire jusque dans les détails de la bouche des personnages.
Cette technologie rend visibles des éléments totalement invisibles à l’œil nu : dessins préparatoires, repentirs, compositions anciennes, variations de matière ou zones fragilisées. Là où les caméras infrarouges classiques offrent une vision générale, mon système permet une analyse extrêmement précise de la structure et des couches picturales, essentielle pour l’étude et la restauration.
La Flagellation
Lumière visibleRéflectographie


La Flagellation : le dessin préparatoire est visible en infrarouge ultra haute définition sur l’ensemble de l’œuvre.
Dessin sous-jacent

La vidéo en infrarouge ultra haute définition révèle le dessin sous-jacent.
Ésaü vendant son droit d’aînesse
Repentirs
Lumière visibleRéflectographie
Dans Ésaü vendant son droit d’aînesse, un repentir apparaît dans la main : les doigts étaient placés plus bas.
L’imagerie scientifique complète la pratique de l’atelier lorsqu’apparaissent des interrogations sur un tableau, et lorsque sa nature le justifie. Elle permet de mieux comprendre la construction de l’œuvre, ses transformations au fil du temps et son état de conservation, afin d’orienter l’intervention de manière raisonnée et respectueuse.
Musée des Arts décoratifs
Lumière visibleRéflectographie
Le détail du visage révèle une modification de la perruque, information déterminante pour établir le protocole de restauration.
Je propose également des radiographies (rayons X), réalisées avec du matériel moderne. Les images font ensuite l’objet d’un travail d’optimisation à l’aide de logiciels spécialisés, afin d’en améliorer la lisibilité et de mettre en évidence les informations essentielles pour l’étude de l’œuvre : structure du support, superpositions de couches, restaurations anciennes et éléments cachés.


L’examen sous lumière ultraviolette (UV) est un outil d’analyse utile pour documenter l’historique des interventions et affiner la lecture technique du tableau. Il aide à examiner la surface picturale et à mettre en évidence certains repeints, retouches et altérations, parfois imperceptibles en lumière visible. Il permet aussi de repérer des vernis anciens non retirés lors de restaurations plus récentes, qui apparaissent en fluorescence.

L’étude pigmentaire peut constituer une étape essentielle de l’expertise scientifique des peintures. Elle permet de vérifier la cohérence des matériaux et des techniques picturales avec la datation ou l’attribution d’une œuvre.
À partir de micro-prélèvements, étudiés si possible en coupe stratigraphique, les analyses associent microscopie optique, microscopie électronique à balayage (MEB) et analyse élémentaire EDX.
Ces techniques permettent d’identifier les différentes couches picturales et de caractériser les pigments, dorures, bronzines et charges minérales présents dans chaque couche.
Les résultats sont confrontés à une base de données issue de plusieurs décennies d’expertise, complétée par une bibliothèque scientifique.


Ces analyses sont confiées au Laboratoire CESAAR, Pessac-Léognan.
Sur demande, des dossiers complets d’imagerie scientifique sont disponibles. Ils peuvent comprendre, selon les besoins : imagerie infrarouge ultra haute définition, radiographies, assemblages et traitements numériques, ainsi que des fichiers haute résolution accompagnés de leur documentation.
Lorsque des analyses de matériaux sont nécessaires, des prélèvements peuvent être réalisés à l’atelier, puis confiés au laboratoire CESAAR à Pessac. Les résultats sont discutés conjointement afin d’en assurer une lecture cohérente avec l’œuvre, avant transmission au client.
L’imagerie scientifique s’adresse aux restaurateurs, historiens de l’art, collectionneurs et institutions pour des études préalables, des recherches et la constitution d’archives. Elle accompagne également le travail des experts, notamment en appui aux questions d’attribution.
Crucifixion
Lumière visibleRéflectographieUn outil précieux pour restaurateurs, historiens et experts : l’imagerie scientifique apporte ici des éléments déterminants à l’expertise et à l’attribution.
« Dès 1620, la différence de prix entre une toile peinte de la main de Rubens et une production de son atelier était déjà considérable. C’est précisément là que réside le miracle : grâce au travail remarquable de l’expert Éric Turquin, aux analyses scientifiques, aux radiographies et aux regroupements stylistiques de Catherine Polnecq, ce tableau que l’on croyait “d’atelier” s’est révélé être un véritable Rubens, authentiquement peint par le maître lui-même. »
Jean-Pierre Osenat, commissaire-priseur · Catalogue de vente, 30 novembre 2025, Versailles